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VOISINS DU PORT

Le CAP Saint-Barnabé : un phare rassembleur dans le quartier

Le CAP fournit du matériel scolaire aux enfants de familles à faible revenu. Entre autres choses… car il rend la vie plus douce à une foule d’autres personnes du quartier Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.


Le CAP s'assure que les enfants du quartier ne manquent de rien à la rentrée scolaire.

Le 18 août dernier a été une journée très occupée au CAP Saint-Barnabé du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Toute la journée, la grande salle de l’ancienne église Saint-Barnabé, sur la rue Adam, a retenti des exclamations de plus de 400 enfants et de leurs parents qui étaient venus y magasiner les cahiers, cartables, crayons, boîtes à lunch et sacs à dos nécessaires à la rentrée scolaire. « Les calculatrices et les clés USB sont parties vite ! » dit Emmanuelle Tassé, agente au financement de l’organisme. Comme tout le reste d’ailleurs !

Les écoles exigent du matériel scolaire dont l’achat est à la charge des parents. La facture monte rapidement ! Pour soulager les familles aux prises avec un budget serré, le CAP Saint-Barnabé organise en début d’année scolaire une collecte à laquelle participent, depuis deux ans, des employés du Port de Montréal.

Le CAP Saint-Barnabé fait partie des organismes soutenus par le Port de Montréal, en vertu de sa politique d’investissement communautaire.

Respect et dignité d’abord

Installé au coin de la rue Adam et de l’avenue Bennett, le CAP Saint-Barnabé est devenu un important point de chute pour beaucoup d’habitants du quartier. Son but est clair : appuyer la communauté dans la lutte contre la pauvreté et améliorer la qualité de vie des gens d’Hochelaga-Maisonneuve. Pour y arriver, l’équipe du CAP, dont l’approche est dictée par des notions de respect et de dignité de la personne humaine, déploie une foule de services, de manière à aider autant les familles, les enfants, les personnes seules, itinérantes ou souffrant de problèmes psychologiques.


Le CAP Saint-Barnabé, c'est avant tout une solide équipe de gens dynamiques et dévoués,
comme Emmanuelle Tassé, agente au financement, et la cuisinière en chef,
Priscille Loewenguth.

Le centre de jour ouvre généreusement ses portes à tous et les invite à prendre un café, à s’assoir, à discuter... Chaque jour, 150 personnes viennent ici y trouver de la compagnie… et échapper à leur solitude.

Dans la cuisine s’affairent la cheffe Priscille Loewenguth et son armée de bénévoles. Chaque semaine, Priscille reçoit une livraison de denrées de Moisson Montréal. À partir de là, elle déploie des trésors d’inventivité pour créer le menu de la semaine. Le CAP arrive ainsi à offrir 150 repas par soir et à distribuer 700 portions de repas congelés par semaine à la population membre du dépannage alimentaire. La carte de membre coûte 3 $ par année.

Le soir, le refuge accueille les sans-abri qui y trouvent, en plus d’un lit, un souper, un déjeuner et un service de lavage pour leurs vêtements.

Dans le voisinage de l’église Saint-Barnabé, le CAP gère trois résidences de logements sociaux pour personnes à risque d’itinérance, dans le but de les aider à reprendre le contrôle de leur vie et à s’organiser.


Pour soulager les familles aux prises avec un budget serré, le CAP Saint-Barnabé
organise en début d'année scolaire une collecte à laquelle participent des
employés du Port.

Bazar et épicerie communautaire

Cela fait déjà beaucoup, mais ça n’est pas tout : au CAP Saint-Barnabé, on trouve également le Bazar, un genre de magasin général à tout petits prix qui offre de quoi s’installer dans un logement et habiller la famille. Tout à côté, l’épicerie communautaire propose de la nourriture non périssable au prix du gros : épices, céréales, café, conserves, pâtes alimentaires, riz, biscuits, beurre d’arachide, jus, sauces, etc.

Le CAP, au-delà de l’aide matérielle, c’est aussi, sinon surtout, une équipe de personnes bien décidées à améliorer la qualité de vie des habitants d’Hochelaga-Maisonneuve. Elles sont dynamiques et on voit tout de suite qu’elles prennent plaisir à leur travail. Comme Emmanuelle Tassé, qui se consacre entièrement au développement du CAP parce qu’elle y croit.

Vous pouvez contribuer

Cette femme décidée est continuellement à la recherche de financement et de partenaires. « À Montréal, le nombre de personnes qui ont besoin d’un coup de pouce est en croissance, dit-elle. On ne fournit pas. Voyez : actuellement, on a un besoin urgent d’un gros congélateur. Un camion réfrigéré serait aussi bienvenu pour aller chercher plus d’aliments périssables. Et nous sommes en manque chronique de rasoirs, de mousse à raser, de déodorants, de bouchons d’oreilles et de savon à lessive. »

À l’extérieur, sur l’avenue Bennett, une cloche permet à tout le monde de déposer ses dons de toutes sortes.

Pour maximiser les rentrées d’argent, le CAP loue des bureaux ainsi que la grande salle de l’ancienne église Saint-Barnabé qui peut accueillir 320 personnes assises.

Le Port de Montréal est fier d’apporter sa contribution pour faire en sorte que le CAP Saint-Barnabé, un organisme qui a du cœur au ventre, brille encore longtemps dans le quartier, comme un phare.