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GROS PLAN

L’énergie est plus verte au Port de Montréal:
le cas du MS Veendam

En branchant les navires de croisière au réseau électrique d’Hydro-Québec, le Port de Montréal contribue de façon significative à la réduction des gaz à effet de serre.


Le 29 juillet, le Veendam a été le premier navire de croisière à se brancher sur l'hydro-électricité
dans le Port de Montréal.

La saison des croisières 2017 qui vient de se terminer a fracassé tous les records de fréquentation, avec quelque 114 500 croisiéristes et membres d’équipage qui ont débarqué à Montréal.

Le Port de Montréal a également inscrit à son tableau un autre genre de record tout aussi important. En effet, cette année, pendant leur séjour à Montréal, les navires de croisière amarrés au nouveau terminal de croisières avaient la possibilité de se brancher à une nouvelle prise hydro-électrique installée par le Port de Montréal et ses partenaires. Voilà une belle façon de diminuer grandement les émissions de gaz à effet de serre !

Les travaux réalisés en 2016 et 2017 ont mené, le 29 juillet dernier, au tout premier branchement effectué avec succès sur le Veendam, de l’entreprise Holland America Line. La vidéo du second branchement, celui du 12 août 2017, peut être visualisée en cliquant ici.

Cette mégaprise de courant a été installée grâce à la collaboration de Schneider Electric et d’Hydro-Québec. « C’est un peu plus compliqué qu’une prise domestique ! Dans ce projet, on a bénéficié d’une excellente collaboration de tout le monde », dit Peter Manolov, superviseur, réseau électrique, au Port de Montréal. L’opération de branchement du navire, effectuée par trois personnes, prend environ une heure.

Sans branchement, ces grands paquebots qui transportent jusqu’à 2 500 passagers doivent utiliser leur propre générateur au diesel, une source d’énergie émettrice de gaz à effet de serre, pour assurer l’électricité à bord. À quai, pour répondre aux besoins des passagers, les moteurs et autres équipements des navires doivent continuer de tourner pour alimenter les cuisines, les pièces, les piscines ou encore l’air conditionné.


Le branchement d'un navire est un peu plus compliqué
que celui de votre grille-pain!

La consommation d’énergie d’un navire de croisière est considérable. On estime que le besoin en énergie équivaut à alimenter une ville d’environ 2 500 maisons ou logements.

Dorénavant, pour s’alimenter en énergie à quai, les navires ne seront plus obligés d’utiliser leur propre générateur de bord au diesel; ils pourront se brancher au réseau électrique relié à une sous-station installée au terminal de croisières.

Le coût total du projet s’est élevé à 11 M$. Le gouvernement du Canada verse jusqu’à 5 M$ dans le cadre de son Programme d’alimentation à quai pour les ports. Le gouvernement du Québec a versé 3 M$ dans le cadre du Programme d’aide à l’amélioration de l’efficacité du transport maritime, aérien et ferroviaire en matière de réduction des émissions de GES. L’APM a quant à elle versé 3 M$ dans ce projet.

Réduction de 2 800 tonnes de GES par année

Les avantages de cette initiative sont immédiats pour l’environnement portuaire, pour les croisiéristes, pour nos voisins et pour tous les Montréalais : moins de bruit et une réduction des émissions de gaz à effet de serre qui pourrait atteindre jusqu’à 2 800 tonnes par année, si on inclut les quatre postes de branchement électriques pour les navires hivernants qui ont aussi été déployés. Les navires hivernants, ce sont ceux qui passent l’hiver amarrés à un quai dans le port et qui, même au repos, ont besoin d’un minimum de chauffage.

Les Lignes directrices en matière de prévention de la pollution de Transports Canada indiquent que : « Les navires de croisière devraient adopter la meilleure technologie pratique possible, afin d’atteindre le plus faible taux d’émission possible. »