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NOUVELLES MARITIMES

Lancement de la table de concertation hlsgm

Après une fructueuse gestation, la Table de concertation régionale Haut-Saint-Laurent – Grand Montréal a finalement lancé ses activités le 29 septembre dernier.


 

Sa mission : offrir un lieu de concertation où les participants s’engagent à définir collectivement des principes, des orientations et des actions devant mener à une utilisation durable des ressources en eau et à la protection des écosystèmes aquatiques, au bénéfice de la population de son territoire et des territoires en aval du fleuve Saint-Laurent.

Si on se fie aux compétences de son coordonnateur, Nicolas Milot, et à son enthousiasme, la Table de concertation fera du chemin. Pourtant, cet ingénieur de formation, docteur en sciences de l’environnement et expert en gouvernance des ressources en eau, doit regrouper un très grand nombre de participants provenant de milieux fort différents : autochtone, municipal, économique, communautaire, gouvernemental, ainsi que le secteur de la gestion intégrée des ressources en eau.

Pour assurer la conduite de ses travaux, la Table de concertation régionale s’est dotée d’un Conseil stratégique formé de plus de 35 organismes choisis parmi les membres, dont le Port de Montréal. Les représentants de ces organismes sont chargés de choisir, parmi une foule de problématiques, celles qui seront traitées en priorité par les comités de concertation.


Nicolas Milot, coordonnateur de la
Table de concertation

Un Conseil stratégique

La coordination de la Table est assurée par les Comités ZIP présents sur le territoire. Ceux-ci ont réuni, au sein du conseil stratégique, des joueurs majeurs comme le Port de Montréal, Hydro-Québec et l’Union des producteurs agricoles (UPA). « La structure n’est pas banale, précise Nicolas Milot. En plus, les personnes qui représentent ces organismes à la Table sont des gens qui détiennent des pouvoirs de décision et d’influence dans leur milieu respectif. »

Finalement, pour chaque problématique traitée, les partenaires de la Table conviendront ensemble des orientations à privilégier. Puis, ce sont les 35 organismes qui, chacun dans son environnement, sur son territoire, devront prendre des mesures pour traduire ces orientations par des actions concrètes, mesurables, vérifiables.

« Tout ne se règle pas par la contrainte. Nous misons sur le choc des idées, la sensibilisation et la concertation entre les membres qui discutent autour de la Table », explique Nicolas Milot. Ses mots-clés sont relations de confiance, aménagements, compromis et terrains d’entente.

« Il est certain qu’au départ, tout le monde ne comprend pas les enjeux de la même façon », poursuit-il, en faisant référence aux champs d’intérêt bien différents des membres, dont certains, par exemple, proviennent du secteur environnemental, et d’autres, de l’entreprise privée. « La Table est avant tout un lieu de partage d’informations. On y crée une compréhension commune, cohérente et globale des enjeux. Lorsqu’on arrivera à s’entendre sur des orientations, ça sera le résultat de plusieurs petites victoires collectives. »

À l’échelle québécoise, cinq tables ont été créées à ce jour : outre la Table de Montréal, ce sont celles des Îles-de-la-Madeleine, de Québec, du lac Saint-Pierre et du Sud de l’estuaire moyen (territoire situé entre Montmagny et Rivière-du-Loup).

Pour en savoir plus :
www.hslgm.org
www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/st-laurent/gestion-integree/zone_haut-st-laurent.htm